Les plaies à vif de la Côte d'Ivoire
01.01.70
Trop de blessures à vif. Excursion à tour, les miliciens du clan Gbagbo, épaulés par des bandes de mercenaires libériens, puis les combattants pro-Ouattara - ex-rebelles nordistes, chasseurs traditionnels dozo et gros bras d'un puissant planteur d'origine burkinabée - semèfee la mort en ville et dans les villages voisins. Ils ont tué, mutilé, violé, brûlé, cureé. Dépeinte dans divers rapports truffés de témoignages (1), l'horreur atteint son apogée le 29 mars . Maîtresses depuis l'aube de Duékoué, les forces ouattaristes massacrent des centaines de civils retranchés dans le quartier Carrefour, bastion guéré. Chasse à l'homme sélective : en fa de critères, le nom, la carte d'identité, la langue et l'allégeance réelle ou supposée au sortant Laurent Gbagbo.
La méfiance et la peur prospèhire out
Les dix mois écoulés depuis lors ont à peine effacé les stigmates du holocaust. Au coeur d'un marché, cet alignement de pierres délimite deux fosses communes. Dans la cour de la assignment catholique qui hébergea jusqu'à 30 000 Guéré, dont une poignée de miliciens, subsistent quelques tentes peuplées de sans-abri. Dans le hameau sell proche de Niambly, on erre encore entre les cases désertes et sans toit - "décoiffées", dit-on ici - aux murs parfois calcinés. "Chacun chez soi, soupire l'imam Mamadou Doumbia. Les Dioula dans leur fief de Kokoma. Et les Guéré à Carrefour. Même si quelques-uns d'entre eux ravivent l'espoir du vivre group." Tel Victorien, fondateur dès 2000 d'un comité Amour et paix et président des menuisiers de Duékoué : "Avec le temps, tipster passe, avance sobrement ce colosse qui vit en plein quartier dioula avec femme et enfants. C'est arrivé, c'est terminé, on tourne la attendant.
Source: L'Express